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Le mois qui suivit mon retour, je le passai dans mon lit, en proie à un mal contracté probablement sur le lieu des fouilles et qui se traduisit par de violents accès de fièvre, semblables à ceux du paludisme. Je ne souffrais pas, mais j'avais l'esprit en feu, retournant sans cesse dans ma tête les éléments de l'effarante vérité que j'avais entrevue. Il ne faisait plus de doute pour moi qu'une ère humaine avait précédé l'âge simien sur la planète Soror et cette conviction me plongeait dans une curieuse griserie.
A bien réfléchir, pourtant, je ne sais si je dois m'enorgueillir de cette découverte ou bien en être profondément humilié. Mon amour-propre constate avec satisfaction que les singes n'ont rien inventé, qu'ils ont été de simples imitateurs. Mon humiliation tient au fait qu'une civilisation humaine ait pu être si aisément assimilée par des singes.
Comment cela a-t-il pu se produire? Mon délire tourne sans fin autour de ce problème. Certes, nous autres, civilisations, nous savons depuis longtemps que nous sommes mortelles, mais une disparition aussi totale accable l'esprit. Choc brutal? Cataclysme? Ou bien lente dégradation des uns et ascension progressive des autres? Je penche pour cette dernière hypothèse et je découvre des indices extrêmement suggestifs au sujet de cette évolution, dans la condition et dans les préoccupations actuelles des singes.
Pierre Boule, La planète des singes, chapv, 3ème partie
les questions:
1) Situez le passage dans l'œuvre. Citez le mot ou groupe de mots qui vous a aidé à situer ce passage.
2) Quel est le type de ce texte. Justifiez.
3) " Le mois qui suivit mon retour" De quel retour, le narrateur parle-t-il?
Il vient de faire une grande découverte, laquelle? Où réside son importance?
4) Le narrateur éprouve deux sentiments contradictoires, lesquels? Pourquoi?
5) dans le dernier paragraphe, le narrateur formule plusieurs questions. Qui est son destinataire. Attend-il des réponses?
6) Quelle est donc la valeur de ces questions?
7) Laquelle de ces hypothèses privilégie-t-il? Justifiez votre réponse.
8/Mérou connaît désormais le mystère des origines de la civilisation simienne. Cette connaissance constitue-t-elle un danger ? Pour qui? Pourquoi?
9) Que représentent les mots en gras dans l'énoncé suivant:
" Ou bien lente dégradation des uns et ascension progressive des autres"
10) Relevez du texte une hyperbole
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Chapitre VI
La stupeur cède la place à l’inquiétude à propos du sort de Nova. Il apprend qu’elle doit accoucher dans trois ou quatre mois. Suivant Zira, le journaliste se rend au bureau de Cornélius qui l’attendait. Le savant l’informe qu’il a trouvé dans le site archéologique beaucoup de preuves corroborant sa thèse, dont des squelettes d’hommes.
Ayant conversé sur l’origine de l’intelligence des singes et la déchéance des hommes. Cornélius avoue à Ulysse qu’il n’est pas dans l’interet de ce dernier que le bébé de Nova parle. Le journaliste est considéré comme un danger pour la race simienne. Mais il est autorisé à rendre visite à la mère. Zira le laisse seul avec dans la cage. La prisonnière parvient à prononcer son nom.
Accablé, Ulysse revient dans son appartement et se met à pleurer comme un enfant.
Chapitre VII
Ulysse attend la naissance du bébé
Un jour Cornélius lui fait visiter la section encéphalique. Le chef du service, Hélius, l’introduit dans une salle où il y a des cages et des odeurs pharmaceutiques. Il assiste à des sujets sur lesquels les singes ont pratiqué des opérations. Il en est profondément indigné et choqué.
Dans une autre salle des infirmiers se livrent à des expériences sur les humains mutilés. Ne supportant pas la vue de femmes et d’hommes torturés aux électrodes, il crie d’indignation. A ce moment, arrive Cornélius qui justifie ces tests par la nécessité scientifique. Puis il entraîne Ulysse dans une petite salle secrète, en lui recommandant la discrétion totale.
Chapitre VIII
Dans cette salle, il y des appareils ordinaires en plus d’un homme et d’une femme étendus sur deux divans et attachés par des sangles. Après quelques manèges, Ulysse est médusé d’entendre parler l’homme et la femme, sous l’excitation électrique, dans langage simien. Les propos ataviques de la femme sont des souvenirs remontant à une époque lointaine où régnaient les êtres humains. Ses récits relatent les débuts de l’évolution des primates et les révolutions contre les hommes.
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bon chance |